Pas d’eau, pas de snorkeling, pas de canyoning, pas de rhum, pas de vanille, mais une crevaison.

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Published: August 25th 2023

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ladite aiguille de cactus sortie de mon piedladite aiguille de cactus sortie de mon piedladite aiguille de cactus sortie de mon pied

Dimanche le 20. Lors de la visite du logement, la fille nous avait montré une réserve d’eau non potable, au cas où il y aurait une panne d’eau. « Mais ça n’arrive jamais », dit-elle. Eh bien, jamais, c’est dimanche. Je me dis que les enfants ont dû jouer avec de quoi qu’elles n’auraient pas dû ou briser quelquechose. J’écris à la fille pour qu’elle vienne régler le problème. Elle me répond que c’est un problème qui affecte toute la ville. Il a beaucoup plu la veille et l’eau est trop brouillée. C’est pas trop problématique puisqu’on quitte pour la journée, mais on espère que ça ne dure pas trop parce-qu’à 5, si on ne peut pas flusher, la toilette va se remplir assez vite… Et comme c’est dimanche et que beaucoup de places sont fermées, on décide de retourner à la plage. Mais c’est très venteux. Il y a de grosses vagues et la visibilité est merdique pour l’apnée. Et il y a vraiment beaucoup de morceaux de bois/feuilles/épines de cactus dans l’eau. Je pensais bien que Romy serait déçue… Oh que non! Elle et sa sœur jouent à foncer dans les vagues. Delphine se fait barrouetter pas pire… Ensuite,

L'oeuvre des Mc GyverL'oeuvre des Mc GyverL’oeuvre des Mc Gyver

châteaux de sable.

L’après-midi, on va voir la cascade aux écrevisses. Une magnifique cascade aux pieds de laquelle on peut généralement se baigner. Mais à cause de ladite pluie intense de la veille, les risques d’attraper la billharioze sont trop élevés pour la baignade. J’ai été obligé de googler ça pour être sûr que Geneviève n’avait pas un agenda caché avec des excuses bidons.

J’ai vraiment mal à un pied et je passe la journée à boiter. De retour à la maison, je demande à Geneviève de checker mon pied. J’ai effectivement de quoi dans le pied mais Geneviève n’est pas capable de l’enlever avec la pince à cil. Je lui dis de prendre une aiguille pour faire un trou. Rien à faire. Et quand elle pèse pour essayer de pousser le corps étranger, je hurle par en dedans. Bref, ça ne va pas. Je lui dis de prendre mon canif et faire une petite incision pour extraire l’objet. Et pour la 2e fois de ma vie, elle refuse. Je crois sincèrement qu’elle aime me voir souffrir. Alors pour la 2e fois de ma vie, je dois prendre un couteau et m’ouvrir le pied tout seul

La cri** de crevaisonLa cri** de crevaisonLa cri** de crevaison

comme un grand garçon. La 1ère fois, c’était en dessous du pied, du côté gauche. Assez facilement accessible. Là, c’est à l’extrême droite du pied droit. Avec ma souplesse légendaire, je suis tout contorsionné (le pied twisté vers l’extérieur) et à bout de bras pour couper la peau. C’en est presque dangereux. Je me dis qu’elle va finir par voir que c’est pas safe et le faire elle-même… Eh bien non! Je n’ai pas de couteau japonais cette fois-ci mais mon Leatherman fait la job. Une fois la peau coupée, Geneviève réussi facilement à sortir ce qui s’avère être une épine de cactus de presqu’un centimètre. Dis comme ça, ça n’a pas l’air si long. Rentré au complet dans le pied, c’est long en tabar***.

Une fois l’opération terminée, ça nous prend un plan pour avoir de l’eau pour la toilette. Geneviève et moi, on fait un Mc Gyver de nous-même et grâce à un sac en plastique récupéré dans l’océan, un tuyau de balayeuse et une chaudière, on réussit à se patenter un système de récupération d’eau de pluie qui fonctionne tempête. En mois de 10 minutes, on a 4 gallons d’eau! On peut maintenant chier l’esprit tranquille.

Romy et mamie partent en randonnéeRomy et mamie partent en randonnéeRomy et mamie partent en randonnée

Lundi matin (21), le plan, c’est d’aller à la distillerie Bologne et d’aller ensuite faire la trace du bassin bleu, une randonnée près du volcan de la soufrière qui mène à une série de bassins reliés entre eux par des tobogans naturels. Il est d’ailleurs possible de faire du canyoning, mais encore une fois, je serais tout seul… J’appelle à la Distillerie Bologne (qui était fermée le dimanche) pour réserver. C’est complet. On essaie Vanibel (une place qui font pousser des gousses de vanille et du café). C’est fermé. %$?/$%?$/%&/$*?*.

Et c’est à ce moment que Dieu, comme pour mon chevreuil de l’automne dernier, m’envoie un signe du destin pour tempérer ma colère. Vous vous souvenez de ma crevaison lente? Elle n’est plus lente. Le pneu est complètement à plat. Alors même si j’avais pu réserver à la distillerie ou à Vanibel, je n’aurais pas pu y aller. Autre coup de pouce du destin, le pneu a rendu l’âme lundi matin. Pas dimanche, où tout est fermé. On avait remarqué un garage pas trop loin de la maison. Je mets le pneu de secours et hop. Le garagiste est super sympa. 30 minutes plus tard, le pneu est

La souffrièreLa souffrièreLa souffrière

réparé. On retourne chercher les filles et on part pour la randonnée. Petite rando très facile cette fois ci pour se rendre au premier bassin. Belle petite baignade. L’eau est super claire, juste assez fraiche, on est à peu près tous seuls. Romy essaie d’aller chercher des roches au fond (c’est quand même assez profond) mais elle remonte à la surface comme un bouchon de liège. Je dois la pousser vers le fond qu’elle réussisse.

Pour aller aux autres bassins, on doit d’abord faire un peu de simili escalade, mais en free solo. C’est une section de peut-être 15 pieds ou on doit grimper en s’accrochant à des racines. C’est honnêtement V1, maximum. Mais clairement que je suis le seul qui va grimper. Je dis donc aux filles que je vais aller voir et prendre des photos pour elles. Je croise un seul dude dans le 2e lagon. C’est magnifique. Je prends quelques photos et je reviens. Le downclimb est plus désagréable. Bien content de ne pas avoir poussé pour convaincre les autres. Et là, en revenant, je croise le même dude qui était dans le lagon du haut et qui n’est clairement pas passé par le même chemin.

Les filles dans le 1er lagonLes filles dans le 1er lagonLes filles dans le 1er lagon

Il me dit alors qu’il y a une trail vraiment facile de l’autre côté de la rivière! On se prépare pour aller voir les autres lagons lorsqu’on voit le toujours même dude sauter de la falaise (environ 5 mètres, 6 tout au plus) (17-20 pieds pour ceux qui préfèrent le système impérial) dans le premier bassin.

Il essaie de convaincre sa blonde de sauter elle aussi. Elle a bien dû passer une bonne demi-heure sur le bord à essayer de rassembler assez de courage pour sauter. On a eu le temps d’aller voir les 2 autres bassins et en revenant, elle hésitait encore. J’ai alors commencé les négociations avec Geneviève, qui n’approuve pas du tout. Elle dit qu’elle a lu sur les internets que ce n’était pas recommandé de sauter. Je lui réponds que le dude a sauté (plus d’une fois) et que ça semble tout à fait sécuritaire. Sylvie prends évidemment le bord de sa fille. Romy et Delphine viennent à ma rescousse et crient « Saute! Saute! Saute!» 3 contre 2. J’ai pas eu le choix. Je ne pouvais pas décevoir mes filles! Je tiens à souligner que par compassion avec Geneviève qui tremblait comme une feuille

La cascade et la zone de saut sécuritaireLa cascade et la zone de saut sécuritaireLa cascade et la zone de saut sécuritaire

quand je suis sorti de l’eau, je ne suis pas retourné sauter une 2e fois.

Et voilà, demain, on quitte déjà Bouillante pour St-Félix (au Gosier).

On vous aime! (même toi, Marc B)

La basse cour

PS : On est allé diner dans un resto (trop) proche de la plage. En s’assoyant, j’ai comme eu un mauvais feeling. Mais changer de place une fois que les filles étaient assises me semblait un tâche insurmontable. Que j’aurais dû surmonter. Le service était horrible, le diner était interminable, la nourriture était pas bonne et beaucoup beaucoup trop chère, les sirops pour le ti-punch (qu’on préparait soi-même) étaient pas bons…

PS2 : Pour ceux qui se demandent, non, la blonde du gars n’a jamais sauté, même après que j’aie sauté. Son copain de me dire : « la peur a gagné ».

PS3 : en route vers la randonnée, Geneviève n’était pas trop alerte sur les restos pour le diner et première chose que je sais, je suis engagé dans le chemin qui serpente vers le haut de la montagne, d’où part la randonnée. Revirer de bord n’est pas tant une option. Encore une fois,

2e lagon2e lagon2e lagon

nous sommes bénis des dieux. À peu près 300 mètres avant de stationner la voiture au début du sentier, on croise un snack bar. C’est pas vraiment ouvert parce-qu’ils sont en plein travaux mais le gars qui est là appelle la proprio et elle accepte de nous faire des burgers (qui sont en fait plus des sandwichs de viande hachée avec un pain agoulou). La pépine qui creuse à 20 pieds de nous gâche un peu le moment, mais on a une magnifique vue sur la souffrière (volcan dont on ne peut faire la randonnée parce-que Romy et Delphine sont des faiblardes). En plus, on est chanceux parce-que le sommet est dégagé. Le gars nous disait que ça faisait 3 semaines qu’ils n’avaient pas vu le sommet, toujours caché dans les nuages.

PS4 : on nous avait dit que les québécois étaient appréciés en Guadeloupe parce-qu’on parle français mais qu’on n’est pas chiants comme les français (il parait que les français sont un peu snob avec les Guadeloupéens). Je ne sais pas si c’est vrai mais je ne cache pas mon accent et les gens sont vraiment gentils. Cela dit, c’est peut-être aussi tout simplement que j’ai une bouille tellement sympathique…

PS5 : dans un marché, j’ai acheté 3 bières locales différentes pour faire une dégustation. Turns out que c’était la même cal*** de bière, mais avec 3 étiquettes différentes… the bastards


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